Le but de ce travail est de déterminer, à l'aide d'une simulation de Monte Carlo et d'un modèle de patient réaliste, les caractéristiques des distributions de dose absorbée résultantes lorsque les tumeurs du sein sont irradiées en utilisant la radiothérapie corporelle stéréotaxique à petit champ (SBRT) avec des faisceaux de rayons X kilovoltage à la place des énergies mégatension standard actuellement utilisées. Le fantôme féminin du Rensselaer Polytechnic Institute (RPI) a été utilisé pour modéliser une paire de traitements mammaires SBRT à petit champ : dans un traitement, la tumeur en profondeur et dans un autre avec la tumeur située près de la surface du sein. Chaque traitement consistait en 300 faisceaux circulaires dirigés vers la tumeur à partir d'une pluralité de positions. Le code PENELOPE Monte Carlo a été utilisé pour déterminer la distribution de dose absorbée pour chaque faisceau, puis un algorithme d'optimisation a déterminé chaque poids de faisceau en fonction d'un ensemble d'objectifs de prescription. Les traitements des faisceaux kilo- et mégavoltage ont été modélisés, ce dernier servant de référence. Des histogrammes dose-volume cumulés pour onze structures ont été utilisés pour comparer le kilovoltage et les traitements de référence. Les valeurs de dose intégrale sont également rapportées. Les distributions de dose absorbée pour les volumes cibles ainsi que pour les organes à risque se situaient dans les paramètres rapportés dans un essai clinique pour les deux traitements. Alors que pour le tissu mammaire sain ipsilatéral, le traitement par mégavoltage offre un avantage en termes de moindre volume irradié à des doses intermédiaires, pour les structures controlatérales, sein et poumon, la faible capacité de pénétration du traitement par kilovoltage se traduit par une dose maximale plus faible. La dose cutanée est plus élevée pour le traitement kilovoltage mais reste bien en deçà des limites de tolérance rapportées dans l'essai clinique.
Garnica-Garza Hm.



